L'âme mélancolique
Pour notre dernière fin de semaine dans le Nord, Siriniq a brillé de tous ses feux, et il faisait si beau que nous n'avons pu résister au plaisir de nous promener sur les collines qui surplombent la rivière. Et nous n'étions pas les seuls, entre les simples marcheurs, ceux qui venaient pique-niquer, ceux qui profitaient des derniers jours avant la débâcle pour foncer sur la rivière en skidoo, ceux qui étaient venus crier leur joie de vivre en haut du village, et puis la gente canine, ceux qui étaient venus accompagner leurs maîtres, ceux qui avaient suivi un marcheur de passage, ceux qui courraient et aboyaient après les chiens des deux premières espèces, et pour peu qu'on y prête attention, la gente ailée, les lagopèdes bien sûr, les merles d'Amérique et les bruants à couronne blanche, mais aussi, plus discrets, les canards pilets et les bernaches au loin qui appelaient à célébrer la Beauté du monde.
Était-ce pour fêter mon départ que la toundra a offert à mon exaltée un tableau digne de Caspar David Friedrich?

Commentaires
L'arbre est beaucoup trop
L'arbre est beaucoup trop petit pour Caspar... Et puis, il aurait donné plus de place au ciel, je pense.
Mais il reste qu'il est bien dommage de quitter un tel pays!
Oui, oui, bien sûr, et il
Oui, oui, bien sûr, et il aurait mis un ciel sans doute plus brumeux ou orageux.
N'empêche que son nom m'est venu tout de suite en voyant la pause théâtrale de l'arbre esseulé sur une colline de granit...
incroyable ce rouge !
incroyable ce rouge !
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