my life

Le pays où vivre

J'aurais dû m'en douter. Les signes étaient trop nombreux.
Par pur hasard, mon chum a trouvé un contrat d'un an à Kuujjuaq.
Nous partons dans le grand nord, chez les inuits.

Départ très prochainement pour lui, dans deux mois pour moi.

Nomade

Ayant vécu les 20 et quelques premières années de ma vie au même endroit, dans le même appartement, j'ai longtemps ignoré que j'étais nomade.
À bien y réfléchir, il y a pourtant des signes avant-coureurs de la bougeotte qui me tient depuis que j'ai quitté le foyer parental. Dès mon adolescence, j'avais pris l'habitude de bouger périodiquement tous mes meubles de place, une habitude sans doute destinée à changer de cadre de vie à moindre frais... Il y a eu aussi ces quelques voyages en solitaire lorsque j'étais étudiante, et puis, depuis que je suis entrée dans la vie professionnelle, 2 pays et pas mal de déménagements...
Depuis des mois maintenant, je ressens la nécessité d'aller planter mon wigwam un peu plus loin. Le ciel de Montréal me paraît bouché et j'ai besoin de bouger. Pas de vacances à l'horizon, la crise offre peu de perspectives de changement professionnel, je ronge mon frein en patience.
Mais, cette même crise pourrait bien m'offrir une occasion. Avec la difficulté que mon chum a à trouver une job ici, il semblait bien qu'il ne puisse pas rester à Montréal, même si le timing et toutes les options ne me plaisent pas forcément...
Ou nos pas nous mèneront-ils? Nous ne le savons pas encore. Mais je sens que je vais finalement bientôt devoir replonger dans les cartons...

À suivre...

They fly over the rainbow...

Voilà longtemps que je n'ai pas posté. La faute au mauvais temps et à la crise - mon chum ne trouve pas de job. J'ai tendance à déprimer un peu et à me renfermer sur moi-même, je n'ai guère envie de poster dans ces conditions.

Mais le soleil a refait son apparition aujourd'hui. Du coup, nous en avons profité pour sortir et aller voir les papillons en liberté.

Nuit blanche à Montréal

Je sais que je n'écris pas beaucoup en ce moment: mes journées se passent à travailler et l'essentiel de mes soirées est consacré au même genre d'activités... Joie et félicité!

Du coup, nous avons décidé ce soir de nous divertir un peu et de profiter de la Nuit blanche à Montréal. Comme je suis pas fanatique du bruit et des grandes démonstrations, nous nous sommes contentés de la promenade au clair de lune au Biodôme et de la démonstration d'oiseaux de proie qui l'accompagne.

L'un dans l'autre, ce fut une soirée agréable mais fraîche et finalement, un peu décevante. À part les chauves-souris en liberté, la visite nocturne du Biodôme ne présente pas grand attrait, la plupart des animaux présents - ou visibles - étant diurnes, il n'y a pas grand chose à voir. Quant à la présentation des rapaces (le grand-duc d'Europe, l'effraie des clochers et le grand-duc d'Amérique), elle m'a laissé un arrière-goût désagréable. Je dois dire que les misérables deux mètres de vol de nos trois rapaces de ce soir ne contribuaient pas à les mettre en valeur, sans parler des commentaires peu flatteurs de la présentatrice - qui nous a expliqué que le cerveau des rapaces nocturnes était plus petit que celui des autres oiseaux (en raison de l'espace occupé par leurs yeux) et que la tradition avait donc certainement eu tort d'en faire des symboles de réflexion.
Il est pourtant certain que pour être aussi discrets, patients et efficace, ces animaux sont loin d'être stupides.

La sagesse des hiboux est dans le silence.
Peut-être est-ce pour cela que certaines personnes ne peuvent la comprendre.

30 ans déjà

J'ai rapporté récemment un album de photos de mon enfance... dans lequel figure une des photos préférées, si ce n'est ma photo préférée.

Je ne sais pas si pour quelqu'un qui ne sait pas ce que nous avons vécu à ce moment-là cette photo est aussi expressive qu'à mes yeux, mais elle symbolise bien l'attachement particulier que j'ai avec ma grande sœur.
Elle est moi sommes du même moule, on ne parle pas beaucoup de nos sentiments, nous n'avons jamais été les sœurs complices « à la vie à la mort, v'là que je te raconte tous mes secrets », et pourtant, il existe entre elle et moi un lien presque plus fort que celui que je peux avoir avec n'importe qui : non seulement nous avons grandi ensemble, mais nous avons aussi souffert ensemble - ou plus exactement séparément en l'occurrence, mais d'une même souffrance.

All work and no play...

Je travaille trop.
La preuve dans une coquille trouvée dans ma propre traduction:

Cherchez des professionnels certifiés en contrôle de l'érosion et des sentiments dans votre région à l'aide du répertoire du site Web.

Sans commentaire...

Question de point de vue

Le parc Maisonneuve, comme la plupart des parcs montréalais, est le refuge de nombreux animaux. Évidemment, les écureuils, les petits rats à queue d'ici, n'échappent pas à la règle. Avec le redoux, beaucoup sont de sortie pour grignoter tout ce qu'ils trouvent.

Un passant, chassant les écureuils à grands coups de ses sacs de courses:
- On est plus maîtres chez nous!

Et là, l'ourse en moi ne peut s'empêcher de penser:
- Peut-être parce que c'est nous qui sommes chez eux, pas l'inverse.

Cher Père Noël

Pour commencer, laisse-moi t'avouer que mes parents n'ont jamais eu l'idée stupide d'essayer de me faire en croire en toi, sous prétexte que la magie de Noël, boniments des petits lutins et autres rennes au nez rouge, tout ça, tout ça. Non, mon papa a vécu un sacré traumatisme d'enfance quand il a appris que ses parents lui avaient menti à ton sujet, alors il n'a pas voulu reproduire la même erreur. Bien sûr, il nous a quand même parlé d'amour, de charité et autres notions toujours autour de l'accomplissement de soi dans la générosité (et aussi de culture grecque et latine), concepts complètement has been dans la société moderne, au lieu de nous apprendre à écraser tout le monde pour avoir plus d'argent, mais que veux-tu, nul n'est parfait.

Bref, je ne crois pas en toi, mais ça ne m'empêche pas de t'envoyer non pas une liste de vœux (j'avais fait appel à ton ami mamazone.ca pour ça) mais une lettre de réclamation. En effet, cette année, comme bien souvent, tu m'as apporté des livres. Pléthore de livres. Des livres en veux-tu, en voilà. Limite, les gens, ils me prennent pour une intellectuelle finie, alors qu'ils auraient pu m'offrir des strings en cuir et un fouet dvd, des disques ou des trucs un poil moins intello que des livres (quoique des films de Greta Garbo, ça vaut bien Anna Karenine aux yeux du commun des mortels, je sais).
J'avoue, j'aime les livres, je passe pas mal de mon temps libre à lire, et j'avais mis plein de bouquins dans ma liste pour ton ami. Mais bon, là, tu m'as fait un one choice fits all du tonnerre, et voilà que je croule sous les livres. C'est bien sympa, ça me fait de la lecture jusqu'en mars pour au moins 2 semaines, mais je te rappelle que j'ai nulle part où les ranger, alors tu aurais pu faire un effort pour m'offrir autre chose (que j'aurais pas su où ranger non plus, remarque, mais au moins y aurait eu de la variété dans mon bordel).

Allez, l'année prochaine, s'il-te-plaît, apporte-moi une bibliothèque.
Merci.

PS. Merci quand même à tous mes généreux fournisseurs de lecture. Ça m'amuse juste de voir que tout le monde était unanime sur le genre de cadeaux :D

Innamorata

Était-ce un rêve ou la réalité?
J'ai les yeux, l'esprit et le cœur encore tout emplis de toi ce matin...

L'amour à distance, c'est quand même difficile.

Souvenirs...

Lorsque, dans la fin des années 80, j'avais acheté, d'occasion, la cassette de The Kick Inside, j'avais tout de suite été frappée par la voix si particulière de Kate Bush.

Je me souviens encore de ma première écoute: c'était un dimanche comme les autres chez mes grands-parents. A la fin du repas, les adultes se lançaient dans une partie de tarot. Alors, pour passer le temps, j'avais apporté mon walkman et je m'étais isolée dans ma chambre. J'avais glissé la cassette et appuyé sur « play ». Et là, le choc.

À la première écoute, je me suis demandé si ma cassette n'était pas légèrement distendue - les arrangements des morceaux n'aidant pas tellement à résoudre ce mystère. Puis après avoir acheté un ou deux 33 tours (j'ai acheté des 33 tours dans ma jeunesse, que je suis vieille!), j'ai compris que non, ce n'était pas la cassette, c'était bien la chanteuse.

Bien sûr, j'ai depuis longtemps perdu ma cassette au milieu de mes nombreux déménagements et j'en avais presque oublié Kate Bush.
Alors, récemment, j'ai décidé de m'acheter le CD de mon premier disque d'elle...
Et là, le choc: dès le premier morceau, exactement cette même sensation.

Hésiter devant le déplaisir causé par les oscillations de cette voix si particulière et finalement, retomber sous le charme.

Bonus track:
J'ai découvert récemment son dernier album (Aerial, 2005) et je ne peux m'empêcher d'aimer ce morceau.
C'est presque dommage qu'il y ait des « vraies » paroles...

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